Activité premiere dame new york »

Snow
Snow
Snow

Lutte contre le sida: les Premières dames d’Afrique vulgarisent la campagne « Naître libre pour briller »

À travers l’Opdas (Organisation des Premières dames d’Afrique contre le sida), les épouses des chefs d’Etat africain se sont réunies, le 24 septembre, à New York, en marge de la 73e assemblée générale des Nations unies pour mettre en place des stratégies visant à aider les femmes enceintes et allaitantes africaines séropositives à éviter la transmission du VIH à leurs bébés.

Engagée depuis plusieurs années dans la lutte contre le sida dans son pays, l’épouse du chef de l’Etat congolais, Antoinette Sassou N’Guesso, présidente de la Fondation Congo Assistance, a rehaussé de sa présence à la 21e assemblée générale de l’Opdas organisée sur le thème « Naître libre pour briller : partenariat mondial pour l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant en Afrique ».

Lancée en janvier 2017 par l’Union africaine et l’Opdas, la campagne « Naître pour briller » vise, entre autres objectifs, la sensibilisation à l’épidémie du VIH chez les enfants et les mères ; la nécessité d’éliminer les obstacles qui empêchent les femmes et les enfants de s’engager dans des services de santé. Elle est largement soutenue par des organisations comme l’Onusida, l’Unicef, l’Organisation mondiale de la santé, EGPAF, Abbotte et Aids accountability international qui encouragent des efforts pour mettre fin au sida.

À travers cette initiative, les Premières dames estiment que des efforts et des investissements concertés pourraient aboutir à mettre fin à cette pandémie en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030.

En effet, à la 73e assemblée générale des Nations unies, l’Union africaine et l’Opdas cherchent à mobiliser des ressources pour permettre aux premières dames de quarante-deux pays africains de lancer la campagne au niveau national. Il s’agit de collecter des ressources qui permettront aux Premières dames de mettre en œuvre des activités visant à accroître l’accès au traitement chez les femmes enceintes et allaitantes en Afrique.

Selon les statistiques données par la coordination de l’Opdas Congo, « sur les 1,8 million d’enfants vivant avec le VIH dans le monde, 1,7million se trouvent en Afrique et les ripostes au VIH en Afrique occidentale et centrale continuent d’être en retard par rapport au reste de l’Afrique subsaharienne ».

Pour lier la parole à l’acte, les Premières dames ont participé, le lendemain, à un petit déjeuner de travail visant à mobiliser des ressources pour lancer la campagne « Naître libre pour briller » et à créer un espace d’échange avec les bailleurs de fonds potentiels.

À tour de rôle, les Premières dames des différents pays africains se sont succédé à la tribune pour partager leurs initiatives, en mettant l’accent sur des projets visant à améliorer le traitement chez les femmes enceintes et allaitantes atteintes du VIH. Deux jeunes femmes, apparemment en bonne santé, ont donné leur témoignage et expliqué leur vie de séropositive devant un public abasourdi.

Le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, a également pris la parole pour féliciter et encourager les Premières dames à redoubler d’effort afin de vaincre cette pandémie dévastatrice d’ici à 2030.

Pour édifier davantage le public sur les actions menées au Congo dans la mise en œuvre du programme de transmission du virus de la mère à l’enfant, un film documentaire sur l’action de la Première dame du Congo, Antoinette Sassou N’Guesso, a été projeté, avec en toile de fond, le témoignage pathétique de Valérie Maba, une jeune femme séropositive ayant donné naissance à deux enfants séronégatives grâce à la PTME. Le film a fait sensation car il a été commenté, non pas par un journaliste mais plutôt par elle-même, l’épouse du chef de l’Etat. 

À l’issue de la cérémonie, les partenaires de longue date de l’Opdas tels que IPPE, Abbott, China Africa business council, EGPAF, le Fonds mondial ont reçu des certificats de reconnaissance des mains des premières dames engagées depuis des années dans la lutte contre le VIH/sida. Parmi elles, l’épouse du chef de l’Etat congolais, Antoinette Sassou N’Guesso.

L’OPDAS sollicite l’appui des partenaires

Au-delà du VIH/sida, les épouses des chefs d’Etat africain réunies au sein de l’Organisation des premières dames d’Afrique (OPDAS) ont participé le 26 septembre à une table ronde sur les cancers féminins.

La réunion de haut niveau des parties prenantes sur la prévention et le contrôle des cancers du sein et du col de l’utérus a connu la participation des experts sur les maladies non transmissibles, et le cancer du col de l’utérus et du sein, y compris des décideurs politiques.

« Cette réunion permet de renforcer nos connaissances sur le cancer du sein et du col de l’utérus, et à nous doter des outils nécessaires en vue de planifier os prochaines activités en faveur de la lutte contre les cancers dans nos pays respectifs. Ainsi, nous rejoignons l’appel sur la prévention et la maitrise des maladies non transmissibles lancé en avril dernier par les Nations-Unies », a déclaré Adjoavi Sika Kaboré, première dame du Burkina Faso, présidente par intérim de l’Opdas, dans son discours.

Elle a, en outre lancé un appel à l’aide aux décideurs politiques, aux partenaires public-privé, à la communauté internationale, et aux réseaux d’éducation et de recherche. Pour réaliser des progrès substantiels dans la prévention et le contrôle du cancer du sein et du col utérin, a-t-elle poursuivi, « les acteurs de l’Afrique subsaharienne et d’autres continents doivent s’impliquer davantage ».

« Nous devons promouvoir des campagnes de dépistage des légions cancéreux du col utérin et la vaccination contre le papillonna virus chez les jeunes filles. Les techniques de détection précoce à moindre coût du cancer du sein doivent être vulgarisées », a-t-elle indiqué.

Le fardeau du cancer en Afrique…

De nos jours, le cancer est un véritable problème de santé publique de par le monde. Il est la deuxième cause de décès et est responsable de 8,8 millions de décès en 2015. En 2018, selon l’OMS, 18,1 millions de nouveaux cas de cancers sont attendus dans le monde. Un homme sur 5 et une femme sur 6 auront un jour le cancer. Le nombre de décès serait de l’ordre de près de 10 millions de personnes.

Par ailleurs, le cancer du sein, du col de l’utérus, du foie et du colon constitue les premiers cancers dans des pays en voie de développement. Toujours selon l’OMS, les statistiques sont ainsi très alarmantes. Une femme meure toutes les deux minutes dans le monde du fait du cancer du col de l’utérus.

En Afrique, près de 35.000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués chaque année pour cent mille femmes. Et environ 23 mille sur cent mille vont en mourir. En 2012, 626 mille nouveaux cas de cancer en Afrique Subsaharienne dont respectivement 15% de cancer du sein et 14% de cancer du col de l’utérus. Durant cette même période, on note 448.000 décès de cancer dont 12% du cancer du col de l’utérus et 10% du cancer du sein.

« Une action vigoureuse s’impose à nous pour la suivie de la femme africaine car elle paie la plus lourde tribu à cette grave maladie. Nous devons, non seulement entreprendre de grandes actions, mais nous devons également atteindre de grands objectifs », a lancé la présidente de l’OPDAS.

Prenant la parole à cette occasion, la première du Congo, Antoinette Sassou N’Guesso a appelé à unir des efforts pour renforcer les stratégies et les programmes de prévention et de lutte contre les cancers du sein et du col utérin en Afrique.

L’Onusida promet d’aider le Congo

À la suite de la réunion de l’Opdas, Antoinette Sassou N’Guesso a échangé avec le Dr Clémence Aïssatou Baré, représentante de l’Onusida auprès de l’Union africaine et des Nations unies, en présence de la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo.

Le Dr Clémence Aïssatou Baré est venue non seulement encourager les actions menées par la présidente de la Fondation Congo Assistance mais apporté aussi, a-t-elle dit, le soutien technique et politique de l’Onusida à la première dame, au gouvernement et à la ministre de la Santé.

« L’Onusida cherche à éliminer le VIH d’ici à 2030. Sur ce, nous avons des objectifs très ambitieux et il est important que nous aidions les pays qui ont rencontré quelques difficultés pour atteindre les cibles, afin que nous puissions en finir avec le VIH ».

Dans cette lutte, l’onusida, a-t-elle fait savoir, a mis en place des stratégies « claires et accessibles » pour faire en sorte que les nouveau-nés ne soient plus contaminés par leurs mères.

« Eliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant est possible. Les prochaines années, on ne devrait plus voir des femmes mettre au monde des enfants contaminés par ce virus. Nous avons tout ce qu’il faut au niveau de la connaissance scientifique ainsi que des méthodes opérationnelles pour que ça n’arrive  plus. Avant 2030, nous espérons que cette transmission verticale sera totalement éradiquée car beaucoup de pays sont sur la bonne voie », a-t-elle assuré.

Par ailleurs, elle s’est dit flattée de voir la Première dame du Congo être entourée d’une forte équipe de la Fondation qu’elle dirige, y compris la présence de la ministre de la Santé, du président du CCM, et de la directrice du Programme national de lutte contre le sida. Pour elle, « cette coordination est capitale pour mener à bien ce combat ».

Abordant l’épineux problème de la rupture récurrente des antirétroviraux pour les malades du sida dans les pays africains, le Dr Clémence Aïssatou Baré a annoncé la mise en place par l’Onusida des solutions durables pour faire face à cette situation.

Présente à cette audience, la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo a, pour sa part, assuré que le Congo ne connaît plus de rupture d’antirétroviraux (ARV) depuis le mois de juin 2017.

« Nous avons échangé sur la manière de mobiliser encore des ressources afin d’éviter la rupture qui nous guette dans quelques mois si rien n’est fait. Mais aujourd’hui, nous avons réussi à avoir à nouveau la confiance des partenaires qui  préfinancent les ARV. Or cela ne se faisait plus depuis des années. Avec des partenaires comme l’Unicef, nous arrivons à obtenir que les ARV nous soient d’abord livrés et payés plus tard », a expliqué la ministre de la Santé.

En ce qui concerne les ARV pédiatriques, elle a précisé que le Congo n’a jamais connu la rupture grâce au plaidoyer de la Première dame, Antoinette Sassou N’Guesso. Elle a cité d’autres partenaires comme la Croix-Rouge française et le Fonds mondial qui sont toujours disponibles à apporter leur contribution, sans oublier le complément de la partie gouvernementale.

Offrir un traitement pédiatrique

Depuis la publication des premiers cas d’infection aux États-Unis en 1981, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) constitue un problème majeur de santé publique et de développement auquel les pays d’Afrique au sud du Sahara sont confrontés.

Chaque jour, près de 1000 enfants de moins de 15 ans contractent le VIH, et en 2007, l’ONUSIDA, a estimé que 2 millions d’enfants vivaient avec le VIH, dont près de 90 pour cent en Afrique. La plus grande majorité de ces enfants sont infectés avant la naissance, durant la grossesse, au moment de l’accouchement ou lorsqu’ils sont allaités (si leur mère est séropositive au VIH).

La Fondation « Elisabeth et Paul Glaser » a échangé le 26 septembre à New-York avec l’épouse du chef de l’Etat, Antoinette Sassou N’Guesso sur la possibilité de renforcer leur partenariat afin de mettre fin au sida pédiatrique.

Satisfait d’avoir rencontré la première dame du Congo, le responsable de la Fondation « Elisabeth et Paul Glaser » a exprimé son désir de vite travailler avec la Fondation Congo Assistance que dirige l’épouse du Chef de l’Etat Congolais.

« Nous avons échangé sur des sujets d’intérêt commun, notamment, l’élimination du VIH chez les enfants, ainsi que sur la possibilité de faire un dépistage précoce pouvant permettre aux gens de connaitre leur sérologie en vue d’améliorer la prise en charge. Dans un avenir proche, nous souhaitons travailler davantage pour éliminer ce fléau », a dit Lyons CEO au sortir de l’audience.

La Fondation « Elisabeth et Paul Glaser », a-t-il poursuivi, « souhaite établir un partenariat avec la Fondation Congo Assistance, en signant un mémorandum d’accord, et voir comment traiter les questions de santé publique, notamment, celles liées au VIH pédiatrique.

Toujours dans le cadre de la lutte contre le sida, Antoinette Sassou N’Guesso s’est entretenue également avec le représentant du Conseil des investissements Chinois en Afrique et Han Hongmei du Fonds ILDA. Les deux parties envisagent conclure un partenariat hors du cadre de l’OPDAS.

« Cette rencontre était très intéressante puisque nous avons aidé le Congo plusieurs fois au cours des dernières années à travers l’Organisation des premières dames d’Afrique contre le sida (OPDAS). Nous avons apporté notre soutien dans le domaine de la santé. Mais nous n’avions jamais eu l’occasion d’échanger avec l’épouse du chef de l’Etat », a expliqué Alan Feng à l’issu de leur entretien.

La progression du VIH/SIDA est particulièrement fulgurante chez les enfants. Faute de soins et d’un traitement, le virus se multiplie et détruit le système immunitaire de l’enfant, ce qui diminue sa résistance aux infections, notamment la pneumonie et d’autres maladies infantiles communes. Près de la moitié des enfants qui ont été infectés par leur mère meurent avant leur deuxième anniversaire.

Pour l’épouse du chef de l’Etat, Antoinette Sassou N’Guesso, présidente de la Fondation Congo Assistance, l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant est aujourd’hui l’une des priorités et un domaine d’investissement clé de la stratégie nationale.

Yvette Reine Nzaba